Louis se bat à l’école

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Patrick et moi avons été convoqués par la maitresse de Louis. Je déteste ça. J’ai beaucoup de mal à dialoguer avec certains enseignants qui ne partagent pas ma vision du boulot. Et j’ai un peu de mal à supporter qu’une collègue me fasse la morale sur mon propre fils.
La maitresse de Louis nous explique qu’il s’est battu à l’école jusqu’à ouvrir l’arcade sourcilière d’un élève d’une autre classe.
La maitresse a d’abord demandé à Patrick s’il entrainait son fils à la boxe. Patrick a répondu que non mais a pris la remarque pour un compliment. De mon côté, je m’inquiétais plutôt des représailles qui attendraient mon fils. La maitresse m’expliqua qu’il n’aurait qu’une lettre d’excuses à écrire car heureusement la petite victime ne nécessitait pas de points de suture.
La maitresse a cherché à savoir si nous étions du genre à encourager la bagarre. Je m’évertuais à dire que non quand Patrick n’a rien trouvé de mieux à faire que de dire que lui aussi se battait à l’école et que ça ne l’a pas empêché de réussir sa vie. Il ne voit pas le problème.
La maitresse a donc fini par nous faire un laïus sur le respect des autres.
J’ai tout de même signalé à la maitresse que les comportements violents n’étaient pas du tout dans le caractère de Louis. Elle ne l’avait jamais vu non plus comme cela avant.
J’ai donc demandé s’il y avait eu d’autres élèves impliqués dans la bagarre.
Je vous le donne en mille les parents du petit franco-américain que Louis adore sont aussi convoqués.
La maitresse m’a alors racontée que louis et James sont constamment fourrés ensemble et que Louis se détache un peu de ses autres camarades.
Une fois rentrés à la maison, Louis nous a assuré que ce n’était pas James qui l’avait incité à la bagarre. Apparemment la victime s’était moquée d’eux. Louis a apparemment compris que la bagarre pourrait lui attirer des ennuis. Le petit James a été privé de sorties pour deux semaines.
Je devrais tout de même appeler les parents de cet enfant. Je dois mieux le connaitre pour comprendre si oui ou non il a une mauvaise influence sur mon fils.
Peut-être suis-je juste un peu trop protectrice.
Et vous, vos enfants ont-ils déjà été convoqué pour bagarre ?

C’est tout pour ce soir.
Vanessa.

Un mercredi avec les enfants de ma belle-sœur

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Ce mercredi il s’est passé un truc totalement inédit : ma belle-sœur m’a confiée ses deux enfants pour toute la journée. Elle avait gagné avec son travail une journée entière au SPA. « Tu comprends c’est gratuit, je ne vais quand même pas refuser ».
Antonin et Achille, 10 et 7 ans sont donc arrivés à la maison. Leur mère a mis un quart d’heure à s’en aller.
J’ai donc appris qu’Antonin avait des problèmes de digestion s’il buvait trop de lait et qu’Achille était allergique au miel de fleurs et aux acariens. Je l’ai rassuré en disant que je ne ferais pas de chocolat chaud, que je n’avais pas de miel et que de toute façon il n’était pas prévu qu’ils dorment ici.
J’ai été d’ailleurs très surprise que ma belle-sœur ne se pointe pas avec des tupp’ tous prêts pour le midi. Vu le régime drastique qu’elle fait suivre à ses enfants, elle devrait avoir du mal à me faire confiance.
De toute façon, ils mangeront ce qui est prévu : des lasagnes.
En arrivant dans le salon, les deux garçons ont comme d’habitude, bloqués sur la télé. Elle est très grande et très plate, un peu tout le contraire de l’antiquité qu’ils ont chez eux.
L’ainé m’a lancé un regard plein d’espoir. Je lui ai dit que oui, ils pouvaient tous ensemble jouer à la console. Mes filles étaient de toute façon en pleine partie de Barbie.
La matinée s’est passée calmement. Le repas fut autre chose. Antonin et Achille n’avaient jamais mangé de lasagnes. La découverte fut une bonne découverte. Antonin voue désormais un culte à la béchamel. Sa mère va me tuer.
J’ai ensuite envoyé les garçons joué au foot dans le jardin et j’ai ensuite proposé un jeu « les 7 familles ». Elisabeth étant un peu jeune, j’ai fait équipe avec elle. A 5 autour de la table, la partie s’annonçait serrée. Mais c’était sans compter le caractère très mauvais perdant d’Achille qui refusait de donner ses cartes et mentait comme un arracheur de dents.
Voyant son cousin très mauvais joueur, Louis s’est également énervé. J’ai dû mettre fin à la partie lorsque Louis a commencé à traiter Achille de « bouffeur de racines ». Ce petit écoute beaucoup trop son père parler.
J’ai donc pris mon neveu entre quatre yeux et lui ai expliqué que l’important n’était pas de gagner mais de participer. Il m’a dit un peu triste que ses parents ne faisaient jamais de jeux avec eux.
Je me demande bien comment s’occupent ces gosses.

C’est tout pour ce soir.
Vanessa.

Jasmine au Zoo

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Le lendemain du demi-anniversaire de Louis, il était temps que toute la famille profite du week-end ensemble. Nous sommes donc allés au Zoo de Labenne. Il faisait bon, c’était idéal. Le zoo est parfait pour les enfants, et contient même une mini-ferme pédagogique.
Jasmine adore les animaux. Ce jour-là elle avait pris son tout nouvel appareil photo offert par ses grands-parents. Elle ne nous a pas adressée la parole de toute l’après-midi. En revanche, elle a pris des photos. Des tonnes. Les animaux se sont retrouvés photographiés sous toutes les coutures. Elle n’en a pas perdu une miette. Son frère, qui a bien sur remarqué sa concentration, a bien essayé de la déstabiliser mais il n’y avait rien à faire.
Quand son père lui a demandé ce qu’elle comptait faire de tout ça, elle a vaguement répondu qu’elle préparait un exposé.
Une fois arrivés à la mini-ferme, Elisabeth, la petite dernière, s’est faite renversée par un bouc. Jasmine n’a pas appréciée l’arrêt de 20 minutes pour consoler sa sœur et lui donner le gouter.
Elle s’est simplement éclipsée. Ne l’ayant pas entendue de toute l’après-midi, nous n’avons pas remarqués qu’elle s’était éloigné.
Il s’est bien passé 5 minutes. C’est au moment où son père a voulu lui donner un petit gâteau que nous avons remarqué qu’elle avait disparu. Louis non plus n’avait rien vu, trop occupé à caresser la chèvre qui avait renversé sa sœur.
Patrick est parti rapidement à la recherche de notre fille, pendant que je rangeais le gouter, paniquée. Louis s’est mis à s’égosiller en criant le nom de sa sœur.
Patrick a tout de même mis bien 10 minutes à la retrouver, près des ratons laveurs en train de prendre des photos comme si de rien n’était. Voyant son père arrivé comme une furie, elle a même tenté de s’enfuir. Devant son comportement d’insubordination, Patrick est devenu tout rouge. Jasmine sait en plus très bien qu’elle n’a pas le droit de s’éloigner seule.
La petite à passer un sal quart d’heure et mon mari l’a privé de glace au diner.
Sous le coup de l’émotion et de Patrick toujours tout rouge, nous avons décidé de rentrer. Jasmine n’était bien sûr pas contente, on n’avait pas eu le temps d’aller voir les loups.
« Fallait y réfléchir à deux fois » hurla son père.

Et vous, vos enfants se font-ils aussi la malle ?

C’est tout pour ce soir

Vanessa

Le demi-anniversaire de Louis

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Mon mari, qui n’est pas le dernier pour inventer des sottises, a mis au point au 6 mois de Louis la tradition du demi-anniversaire. Vous avez bien compris : nous fêtons aussi les 6 mois entre chaque véritable anniversaire de nos enfants. Une fois la tradition commencée, il n’a plus été possible de l’arrêter. Surtout quand Louis s’est rendu compte de la chose.
J’ai même eu un jour un coup de fil d’une maman de la classe de Louis qui m’a dit qu’à cause de nous, elle était maintenant contrainte de fêter elle aussi le demi-anniversaire de son fils.
Son fils ne comprenait pas pourquoi Louis y avait droit et pas lui.
Je n’aurais pas pensé que cette tradition un peu ridicule ferait des dommages collatéraux.
Le demi-anniversaire n’est pourtant pas un vrai anniversaire. Il n’y a pas de cadeau, juste un goûter organisé avec les amis de Louis. On fait des jeux, ça dure toute l’après- midi et Louis est content.
Le demi-anniversaire de Louis a donc eu lieu ce samedi. Pour l’occasion, il avait invité 5 copains. J’avais fait les courses, des gâteaux et Patrick s’était occupé du barbecue.
Louis a cette fois invité un nouvel ami : James.
Le père de James est américain et beaucoup plus vieux que sa mère. Louis est fasciné par James. Le gamin ponctue son français de mots en anglais et parle avec un flegme impressionnant pour son jeune âge. Les yeux de Louis s’écarquillent lorsque James commence ses phrases par « Quand j’étais à New York … ».
Quand James a dit qu’il avait soif, Louis s’est directement levé pour lui servir un verre de coca.
Je sens que mon fils s’est trouvé une sorte de modèle. Je devrais avoir une petite discussion avec lui pour être bien sûr que cette amitié n’est pas à sens unique. J’aimerais que mon fils comprenne qu’il est lui-même une personne géniale sans les autres.
Etant moi-même institutrice de primaire, je comprends bien que les relations entre les enfants sont parfois très complexes. Certains comprennent très vite qu’ils peuvent manipuler les autres et en tirer un profit sans faire d’efforts. Les forts repèrent facilement les faibles. Il faut tenir compte de ses relations qui se nouent parfois sur de mauvaises bases et finissent par meurtrir celui qui a tout donné. L’école primaire peut être aussi une jungle féroce.
Pourtant je crois que mon fils a réussi son coup : le petit James a apparemment trouvé très drôle le concept du demi-anniversaire et a eu l’air de s’amuser.
Et vous, comment s’en sortent vos enfants ?

C’est tout pour ce soir.
Vanessa

Nos prochaines vacances en amoureux

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Je vous le disais récemment, de temps en temps nous partons en vacances en amoureux, seuls. Ce dernier mot est très important et signifie sans enfants.
La date du prochaine voyage n’est pas encore tout à fait fixée, mais nous avons choisi la destination : Berlin.
Patrick n’y a jamais été et je m’y suis rendu il y a plus de 15 ans, juste quelques années après la chute du mur.
Les grands-mères sont déjà prévenues qu’elles auront intérêt à se serrer les coudes pour s’occuper des trois monstres pendant une semaine.
Nous avons déjà annoncé aux enfants que nous partirions bientôt une semaine pendant qu’ils auront école et que les mamies s’occuperaient d’eux à plein temps. Ils sont contents pour nous et ne se sentent pas abandonnés. Jasmine nous a même fait un dessin disant « bon voyage à Berlin ».
J’ai hâte de retrouver cette ville. Elle doit avoir beaucoup changée en 15 ans. Le destin de cette capitale m’a toujours fascinée et j’ai hâte que Patrick découvre cette ambiance si particulière.
J’espère que la ville est restée emprunte de ce sentiment de liberté neuf et du « tout devient possible ».
Il parait que les travaux ne s’arrêtent jamais à Berlin.
Nous avons repéré un petit appartement à louer dans le quartier de Prenzlauerberg, le quartier des artistes branchés. Il est situé tout près du métro. Le quartier est réputé pour ses friperies et je sens que Patrick va devoir supporter quelques séances shopping.
Mais la ville est également très culturelle. Il y a de très nombreux musées dont je n’avais pu voir qu’un tout petit échantillon il y a 15 ans. Je sens que ce voyage va être très ressourçant.
Je ne pars jamais vraiment sereine, toujours un peu coupable de laisser mes petits bouts mais je pense que tout parent doit se faire violence et vivre un peu pour soi. On n’est pas que parent. On reste un être humain, au même titre que les enfants, avec des désirs et des aspirations qu’il faut savoir écouter. Les enfants finiront par nous remercier d’avoir été un couple solide. Du haut de leurs jeunes âges, ils comprennent déjà très bien. Les grands-mères, c’est un peu moins le cas.
Et vous, êtes-vous déjà allé à Berlin ?

C’est tout pour ce soir.
Vanessa.

Mon mari et le vin

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Si mon péché mignon est le shopping, celui de mon mari est sans conteste le vin.
Quand je prends plaisir à cuisiner pour des amis, il prend plaisir à dégainer sa meilleure bouteille.
C’est pour lui une sorte de concours, de jeu. Il doit avoir le meilleur vin, être celui qui fait découvrir les meilleurs vins. C’est sa manière à lui de briller. Mes copines adorent quand il joue le sommelier. Je me demande même parfois s’il ne regrette pas de ne pas en avoir fait son métier.
Au restaurant, c’est pire. Il passe 20 minutes devant la carte des vins, forçant le pauvre serveur à revenir au moins 3 fois pour prendre la commande. Si mon mari s’avère déçu par le choix proposé, il bombarde le pauvre serveur de questions pour comprendre « pourquoi vous avez un tel et pas un tel ». Le pauvre serveur n’a très souvent de notions de sommelier que celle d’ouvrir la bouteille. Je viens donc souvent à la rescousse du pauvre.
Les samedis, si l’envie lui prend, c’est tour des caves à vin. Ça prend des heures.
En vacances, il en va de même, il faut qu’on s’arrête. On s’est même arrêté une fois exprès en Bourgogne pour gouter du Pommard et en ramener une caisse. « Il faut bien que nos amis connaissent la différence ».
Je dois l’avouer, la cave à vin est parfaitement fournie. Mais je n’ai pas le droit de me servir.
Patrick compte les bouteilles comme un autiste.
Le jour où Louis aura l’âge de ramener une bouteille en soirée, il aurait tort de venir se servir.
Grâce aux campagnes de prévention, Louis et Jasmine ont déjà demandé à leur père s’il n’était pas un alcoolique. Difficile d’expliquer aux enfants la très mince frontière entre alcoolisme et épicurisme.
Louis ne comprend pas pourquoi son père collectionne du « poison » et Jasmine trouve ça mauvais. Peut-être que nos enfants ne suivront pas nos traces après tout et qu’ils vivront une vie parfaitement saine et équilibrée, qui sait ?
En tout cas, Patrick a acheté une caisse de leurs années de naissance à chacun. On les ouvrira au bon moment, pour les 18 ans, le Bac, le permis, le mariage… Peut-être apprécieront ils à ce moment-là.
Et vous, quelle est la lubie de votre époux ?

C’est tout pour ce soir,
Vanessa.

Le mercredi avec les enfants

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Le mercredi c’est le jour des enfants. Avec les miens, c’est sportif. J’emmène Louis jouer au foot, Jasmine au cours de danse et je profite des moments sans les deux grands pour jouer un peu avec Elisabeth. La pauvre se sent souvent dépassée par ses deux ainés.
Aujourd’hui il n’y avait malheureusement pas cours de danse pour Jasmine, le professeur était malade. Louis ayant eu son entrainement le matin, je me retrouvais avec les trois monstres à occuper.
Je me suis dit qu’il fallait trouver une activité ludique pour faire passer cet après-midi pluvieuse en plus. Je leur ai donc demandé si ça les intéresseraient de faire un gâteau. Ils étaient ravis. Comme Louis ne voulait plus sortir sous la pluie pour aller chercher du chocolat dessert, nous avons fait avec les moyens du bord et nous avons opté pour le délicieux gâteau à la carotte et son glaçage au citron.
Je vous donne la recette : 4 grosse carotte, 150g de beurre, 150 g de sucre, 2 œufs, 200g de farine, de la cannelle, de la levure. Pour le glaçage : 50 g de beurre, 100g de crème-cheese, 120g de sucre glace, 1 sachet de sucre vanillé et le jus d’un citron vert.
La première étape était simple : éplucher les carottes. Avec une carotte chacun, se fut rapide.
Ensuite nous les avons coupés en tous petits bouts, même Elisabeth a fait très attention. Il a fallu ensuite les mixer. J’ai chargé Louis de faire cela en lui expliquant bien de ne pas mettre les doigts dans le mixer.
J’ai ensuite montré aux enfants comment peser les ingrédients. Ils me regardaient fascinés. « Maman, tu es trop forte ».
On a ensuite tout bien mélangé et Jasmine a versé la pâte dans le moule et enfourné le gâteau. Pendant la cuisson de 45 minutes, nous avons préparé le glaçage. Là, j’ai laissé les enfants le soin de tout mesurer et de préparer la petite dose.
Ils étaient ravis.
Une fois le gâteau cuit, nous l’avons nappé du parfait glaçage et nous avons mangé.
Ils ont adoré. Louis a même déclaré que le fait de l’avoir fait tout seul le rendait encore meilleur. Ils en ont gardé une part pour leur père.
Une fois rentré, il a été ravi de voir que l’atelier pâtisserie avait plu à toute la famille.
Et vous quelles sont vos astuces pour occuper vos monstres le mercredi ?

C’est tout pour ce soir !
Vanessa

La pleine Lune

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On ne connait pas tout de corps humain, ni de la planète. On a encore du mal à expliquer pourquoi certains sont plus sensibles que d’autres. Pour ma part, je réagis aux mouvements terrestres. Je suis ultrasensible à la pleine Lune.
Mon mari me dit que je deviens beaucoup plus agressive en période de Lune Noire.
Il m’appelle La Louve.
En période de pleine Lune c’est différent. Je ne deviens pas agressive, je suis une pile électrique. Je ne dors pas ou très mal. Patrick ne supporte pas. Je me tourne et me retourne dans le lit. J’allume pour lire, j’éteins, je grommèle. Il dit que c’est psychologique, mais c’est comme ça depuis que je suis petite. Je ne le raconte pas aux enfants pour qu’ils ne viennent pas s’imaginer qu’ils vont héritier ça de moi.
Hier soir, c’était carabiné. J’ai vu le regard de Patrick et j’ai compris que je devais le laisser dans son sommeil profond sans le déranger. Je me suis levée et j’ai fait ce que je fais de temps en temps durant ces périodes d’insomnies. Je me suis connectée à internet. Après un tour infructueux sur quelques sites de shopping, j’ai fini par faire quelque chose d’un peu fou. J’ai d’abord repéré une pub pour du poker en ligne, puis je me suis dit que ça faisait longtemps que je n’avais pas joué au casino. Pourquoi pas le faire depuis l’ordi, ce soir même ? Après une recherche je suis tombée sur le casino français en ligne Lucky31. Le nom me parlait déjà beaucoup. Je me suis connectée et j’ai passé quelques heures sur leurs machines à sous gratuites. Je me suis éclatée pendant deux bonnes heures.
Le jeu m’a complètement déconnectée, je me sentais bien, je ne pensais plus à la pleine lune. Il était bien 3 heures du matin quand je suis retournée vers Patrick dans le lit. Il dormait comme un bien heureux. Je me suis couchée près de lui et je me suis laissée emporter dans les bras de Morphée.
Le lendemain au petit déjeuner Patrick était surpris que je n’aie pas fait plus de bruit.
Je lui ai révélé mon petit secret. Il a souri et m’a promis qu’on retournerait au casino dans les jours prochains.

Et vous quels sont vos petits secrets de nuits d’insomnie ?

C’est tout pour ce soir.
Vanessa.

Mes envies d’ailleurs

Mes envies d’ailleurs

J’ai beau être encrée à ma famille, mon travail et mon quotidien paisible à Biarritz, j’aime aussi beaucoup voyager. Entre mes 18 et 24 ans, je m’en suis donnée à cœur joie. J’ai même fait des semaines entières de randonnées en sac à dos. Je ne ferais plus cela maintenant…
J’ai visité les îles grecques, la Thaïlande, le Vietnam, la Chine. Je me suis arrêtée dans presque toutes les villes d’Europe sauf Dublin, Budapest et Sofia.
Je partais avec mes copines de fac avec trois francs six sous, quelques sous-vêtements et surtout mon appareil photo.
Je me souviens avoir séduit mon mari grâce à quelques récits de voyage. Lui, trouvait ça génial. Il a un jour rêvé de devenir reporter sans frontières mais la vie en à décider autrement.
On a décidé ensuite de faire des enfants et les priorités n’ont plus été les mêmes. Impossible de partir avec un confort minimum et surtout les vacances à 5 coutent beaucoup plus chères que les vacances à 2.
En 8 ans de vie parentale, on a tout de même réussi à partir tous les deux 4 fois. Les grands-mères, devant nos airs suppliants, nous gardent les monstres pendant une semaine, tous les deux ans maintenant. On a donc visité Barcelone, Venise, l’Egypte et l’île de Rhodes.

Au début on a choisi Barcelone pour rester tout près de nos amours en cas de problèmes, mais voyant que les grands-mères se relayaient à merveille, on a un peu pris nos distances.
J’ai besoin de ces petites escapades encore trop rares. Patrick aussi. Ce sont nos moments privilégiés. On en revient ressourcés. Neuf. Prêts à continuer notre vie jusqu’à la prochaine permission. On tient le rythme.
Plus tard, j’adorerais faire de grands voyages avec les enfants. Dès qu’Elisabeth à 8-9 ans, on se lance. Je pense aux Etats Unis en caravane. Le Canada aussi. Et puis l’Australie.
Bien sûr, les enfants devront y mettre du leur, mais je peux déjà imaginer comme ce serait génial.
Je leur ferais découvrir de nouveaux paysages, ils repartiraient à l’école en Septembre avec des souvenirs plein la tête.
J’imagine déjà comme Louis serait fier de raconter qu’il a caressé un kangourou.
Et vous quelles sont vos envies d’ailleurs ?

C’est tout pour ce soir,
Vanessa.

Au cours de gym

Au cours de gym

Ma petite dernière, Elisabeth a 4 ans. Comme elle bouge beaucoup, je l’ai inscrite à un club de gym pour enfants. Patrick n’a pas trop apprécié l’idée. Il trouve que c’est un monde qui embarque trop vite les enfants dans la compétition, qui les confronte trop vite à l’échec et que c’est un sport qui laisse des séquelles corporelles.
Pour ma part, j’apprécie qu’elle se dégourdisse un peu. Elisabeth est blonde, un peu boulotte et je suis persuadée que la gym l’aidera à se sentir mieux dans son corps.
J’en faisais aussi quand j’étais petite et j’adorais ça.
Donc tous les mercredis matins, je l’emmène à son cours.
C’est comme entrer dans un nouveau monde. Je rencontre des tas de mamans, avec des filles de tous les niveaux. Des mamans déchainées pour la plupart.
Elles restent tout le cours, ne perdant pas une miette des progrès ou stagnation de leurs progénitures. Tout est décortiqué. J’en ai même vu une qui prend des notes. Elles discutent entre elles des meilleurs justaucorps et même des jeux olympiques. C’est hallucinant.
Pour ma part, je passe bien sûr à nouveau pour la mère indigne qui ne s’implique pas à 200% dans l’activité de sa fille. Mais à 4 ans, Elisabeth n’est pas encore prête pour le haut niveau, je vous assure.
Quand j’arrive dans ce lieu d’espoirs maternelles surdimensionnés, j’adore observer Claudia.
Elle est à la über-mother. Elle doit avoir eu des expériences très frustrantes dans sa vie car elle ne jure plus que par sa fille adorée. Sa fille qui a 5 ans. Elle l’inscrit à tous les concours de Mini-Miss de France, du plus pourris comme Mini-Miss Lentille à celui de Mini-Miss Pays Basque. La pauvre gamine est trimbalée partout, décorée dans tous les sens et doit sans arrêt prouver qu’elle est la plus belle. Au cours de gym, c’est la même chose. Elle arbore le justaucorps le plus rose du monde et sa mère fait bien attention qu’on la remarque.
Elisabeth est fascinée par cette petite fille qu’elle trouve « trop belle ». J’ai envie de lui dire que si je lui bouclais les cheveux à la laque de la même manière, elle aussi ressemblera à une mini poupée Barbie.
Bien sûr, la fille de Claudia n’accorde que peu d’importance à Elisabeth. Etant élevée dans un esprit de supériorité, elle n’a que peu de petites copines.
Et vous, êtes-vous des mamans tigres ?

C’est tout pour ce soir
Vanessa